Tous ceux et toutes celles qui agiront ainsi et qui persévèreront jusqu'à la fin, l'Esprit du Seigneur reposera sur eux et fera en eux son habitation et sa demeure, et ils seront les fils du Père céleste dont ils font les œuvres ; et ils sont époux, frères et mères de notre Seigneur Jésus Christ... Oh, qu'il est glorieux et saint et grand d'avoir un Père dans les cieux ! Qu'il est saint et beau, magnifique et admirable d'avoir dans les cieux un Époux ! Que c'est une chose sainte...et humble, apaisante et douce, aimable et désirable plus que tout, d'avoir un tel frère et un tel fils, qui a donné sa vie pour ses brebis, et qui a prié son Père pour nous en disant : « Père saint, garde en ton nom ceux que tu m'as donnés...; je veux, Père, que là où je suis, eux aussi soient avec moi, pour qu'ils voient ma splendeur dans ton royaume. »"
11 mai 2012
Afin que vous donniez du fruit et que votre fruit demeure
Tous ceux et toutes celles qui agiront ainsi et qui persévèreront jusqu'à la fin, l'Esprit du Seigneur reposera sur eux et fera en eux son habitation et sa demeure, et ils seront les fils du Père céleste dont ils font les œuvres ; et ils sont époux, frères et mères de notre Seigneur Jésus Christ... Oh, qu'il est glorieux et saint et grand d'avoir un Père dans les cieux ! Qu'il est saint et beau, magnifique et admirable d'avoir dans les cieux un Époux ! Que c'est une chose sainte...et humble, apaisante et douce, aimable et désirable plus que tout, d'avoir un tel frère et un tel fils, qui a donné sa vie pour ses brebis, et qui a prié son Père pour nous en disant : « Père saint, garde en ton nom ceux que tu m'as donnés...; je veux, Père, que là où je suis, eux aussi soient avec moi, pour qu'ils voient ma splendeur dans ton royaume. »"
10 mai 2012
Kolomenskoïe, l’icône rouge
En février 1917, juste avant les apparitions de Fatima et le commencement des soixante-dix terribles années d'oppression du communisme athée, la Mère de Dieu apparaît aux portes de Moscou, le jour même de l'abdication de l'empereur Nicolas II, le 2/15 mars. Elle demande d'installer une l'icône rouge... L'icône où la Reine du Ciel trône avec un manteau de pourpre, un sceptre et un globe terrestre, l'Enfant sur ses genoux.10 avril 2012
Sagesse
Sur le jeûne et ses puissants bienfaits
Le 29 mars, la chaine de télévision Arte a diffusé un documentaire intitulé "Le jeûne, une nouvelle thérapie ?". Il doit être rediffusé le mardi 17 avril à 10h40. Il sera commercialisé en DVDdès la fin du mois. Cet tonnant reportage montre les puissants bienfaits d'un jeûne strict, ce qui va à l'encontre de beaucoup d'idées reçues dans le monde d'aujourd'hui où avoir faim est considéré comme une chose négative. Il ne s'agit pas, dans ce documentaire, d'un approfondissement spirituel, mais d'une démarche liée à la santé physique et psychique. Toutefois cela permet de bien comprendre aussi qu'en prônant régulièrement le jeûne, la tradition chrétienne s'appuie sur une sagesse humaine immémoriale oubliée par la grande majorité aujourd'hui et dont la science découvre le bien-fondé. En fait, ce n'est pas nouveau puisque des chercheurs soviétiques ont entrepris depuis plus de soixante ans des recherches très approfondies sur la question. En Allemagne aussi, des thérapeutes travaillent depuis longtemps sur les capacités du corps à se régénérer et à compenser l'absence d'apports nutritionnels. Merveille que le corps humain. Merveille aussi de montrer au monde que les religions ont su dès leur origine apporter aux hommes des réponses à leurs besoins et que les préceptes prônés n'étaient pas de simples superstitions comme on voudrait le laisser penser. Et puis cela montre combien le marché de la maladie est juteux et que l'industrie de la santé, en imposant l'emprise de la chimie sur toute autre méthode n'a pas intérêt à ce qu'on parvienne à se soigner voire à se guérir sans l'intervention de médicaments. Le jeûne montre combien le monde économique est devenu peu ou prou l'ennemi de l'homme. Il a sa place dans l'arsenal thérapeutique à côté des médicaments.
9 avril 2012
7 avril 2012
« Éveille-toi, ô toi qui dors »
« Qu’est-ceci ? Un grand silence règne aujourd’hui sur la terre, un grand silence et une grande solitude. Un grand silence parce que le roi dort. La terre a tremblé et s’est calmée parce que Dieu s’est endormi dans la chair, et qu’il est allé réveiller ceux qui dormaient depuis des siècles. Dieu est mort dans la chair et les enfers ont tressailli. Dieu s’est endormi pour un peu de temps et il a réveillé du sommeil ceux qui séjournaient dans les enfers… Il va chercher Adam, notre premier père, la brebis perdue. Il veut aller visiter tous ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort. Il va pour délivrer de leurs douleurs Adam dans ses liens et Ève captive avec lui, lui qui est en même temps leur Dieu et leur fils. Descendons avec lui pour voir l’alliance entre Dieu et les hommes. Là se trouve Adam, le premier père et, comme premier créé, enterré plus profondément que tous les condamnés. Là se trouve Abel, le premier mort, et comme premier pasteur juste, figure du meurtre injuste du Christ pasteur. Là se trouve Noé, figure du Christ, le constructeur de la grande arche de Dieu, l’Église. Là se trouve Abraham, le père du Christ, le sacrificateur qui offrit à Dieu par le glaive et sans le glaive un sacrifice mortel sans mort. Là demeure Moïse, dans les ténèbres inférieures, lui qui jadis a séjourné dans les ténèbres supérieures de l’arche de Dieu. Là se trouve Daniel, dans la fosse de l’enfer, lui qui jadis a séjourné sur la terre, dans la fosse aux lions. Là se trouve Jérémie, dans la fosse de boue, dans le trou de l’enfer, dans la fosse de la mort. Là se trouve Jonas dans le monstre capable de contenir le monde, c’est-à-dire dans l’enfer en signe du Christ éternel. Et, parmi les prophètes, il en est un qui s’écrie : « du ventre de l’enfer, entends ma supplication, écoute mon cri ! » et un autre « des profondeurs, je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, entends ma voix » - Et un autre encore : « Fais rayonner ton visage, et nous serons sauvés ! »… Mais, comme par son avènement, le Seigneur voulait pénétrer dans les lieux les plus inférieurs, Adam en tant que premier père et que premier créé de tous les hommes et en tant que premier mortel, lui qui avait été tenu captif plus profondément que tous les autres, et avec le plus grand soin, il entendit le premier le bruit des pas du Seigneur qui venait vers les prisonniers. Et il reconnut la voix de celui qui cheminait dans la prison et s’adressant à tous ceux qui étaient enchaînés avec lui depuis le commencement du monde, il parla ainsi : « J’entends les pas de quelqu’un qui vient vers nous ! » Et pendant qu’il parlait, le Seigneur entra tenant les armes victorieuses de la croix. Et lorsque le premier père Adam le vit, plein de stupeur il se frappa la poitrine et cria aux autres : « Mon Seigneur soit avec vous tous ! » Et le Christ répondit à Adam : « Et avec ton esprit ». Et lui ayant saisi la main, il lui dit : « Tiens-toi debout, toi qui dormais, lève-toi d’entre les morts et le Christ t’illuminera. Je suis ton Dieu et, à cause de toi, je suis devenu ton fils. Lève-toi, toi qui dormais, car je ne t’ai pas créé pour que tu séjournes ici enchaîné dans l’enfer. Surgis d’entre les morts, je suis la Vie des morts. Lève-toi, toi, l’œuvre de mes mains, toi, mon effigie, qui a été faite à mon image. Lève-toi et partons d’ici car tu es en moi et je suis en toi, nous formons tous deux une personne unique et indivisible. À cause de toi, moi, ton Dieu, je suis devenu ton fils ; à cause de toi, moi le Seigneur, j’ai pris la forme d’esclave ; à cause de toi, moi qui demeure au-dessus des cieux, je suis descendu sur la terre, et sous la terre. Pour toi, homme, je me suis fait comme un homme sans protection, livré aux juifs dans le jardin et j’ai été crucifié dans le jardin. Regarde sur mon visage les crachats que j’ai reçus pour toi, afin de te replacer dans l’antique paradis. Regarde sur mes joues la trace des soufflets que j’ai subis pour rétablir en mon image ta beauté détruite. Regarde sur mon dos la trace de la flagellation que j’ai reçue afin de te décharger du fardeau de tes péchés, qui avait été imposé sur ton dos. Regarde mes mains qui ont été solidement clouées au bois à cause de toi qui autrefois as mal étendu tes mains vers le bois… Je me suis endormi sur la croix et la lance a percé mon côté à cause de toi qui t’es endormi au paradis et as fait sortir Ève de ton côté. Ma douleur a guéri la douleur de ton côté. Et mon sommeil te fait sortir maintenant du sommeil de l’enfer. Lève-toi et partons d’ici, de la mort à la vie, de la corruption à l’immortalité, des ténèbres à la lumière éternelle. Levez-vous et partons d’ici et allons de la douleur à la joie, de la prison à la Jérusalem céleste, des chaînes à la liberté, de la captivité aux délices du paradis, de la terre au ciel. Mon Père céleste attend la brebis perdue, un trône de chérubin est prêt, les porteurs sont debout et attendent, la salle de noces est préparée, les tentes et les demeures éternelles sont ornées, les trésors de tout bien sont ouverts, le royaume des cieux qui existait avant tous les siècles vous attend.»3 avril 2012
Verbum supernum prodiens
Le Verbe du ciel, descenduSans abdiquer sa gloire immense,
Accomplit son labeur ardu,
Puis vient au soir de l'existence.
Un disciple va le livrer
A ceux que mord la jalousie ;
Mais lui se livre le premier
A ses disciples, Pain de vie.
Pour nourriture et pour boisson,
Son Corps, son Sang il leur présente ;
Il veut apaiser par ce don
La faim, la soif qui les tourmentent.
En naissant, notre compagnon,
Notre nourriture à sa table,
En croix, il est notre rançon,
Dans le ciel, vision délectable.
Ô notre Sauveur immolé,
Qui du ciel nous ouvres les portes,
L'ennemi nous tient accablés :
Que ton aide nous réconforte.
A l'unique et trine Seigneur
Appartient la gloire éternelle ;
Qu'un jour il ouvre dans nos cœurs
Les sources de joie immortelle.
16 novembre 2011
16 octobre 2011
La jeune moniale qui allait d'un pas joyeux
Jésus mon Christ, combien ta lumière irradie nos routes. Nous allons sur les chemins de la vie parfois hagards et plein d'angoisse, nos pas nous portent sans que nous sachions où aller, il fait sombre dans nos cœurs mais ton amour incandescent éclaire les cailloux de la route. C'est à cela que je pensais l'autre jour, vers le milieu du jour quand les obligations de la vie sociale m'avaient conduit dans le quartier du Jardin Public où j'ai longtemps vécu. J'allais à la banque et je chantais intérieurement ce beau cantique de Jacques Berthier qu'on chante à Taizé, "Jésus le Christ"."Heureux ce qui avec un corps résolu font le joie de s'abandonner au Christ et de lui donner toute leur vie", c'est ainsi que s'exprimait Frère Roger. C'est avec ces mots-là qu'il m'ouvrit les portes de Taizé, me proposant quelques mois de présence au sein de la communauté. je savais que j'y resterai et je ne me suis jamais résolu à répondre à cet appel... Il y a eu la merveilleuse période du mariage et les quatre extraordinaires enfants qui m'ont été donnés. Mais parfois, comme ma pensée l'évoquait au moment même où cette jeune religieuse a croisé mes pas, l'idée très forte que depuis toujours mon chemin de Damas mène dans la direction que ma chère filleule a su choisir...
ne laisse pas mes ténèbres me parler
Jésus le Christ, lumière intérieure
donne moi d'accueillir ton amour"
Comment un petit film peut contenir un grand et beau message
Quand "Histoire de Famille", le premier film réalisé par l'actrice Helen Hunt, est sorti, le public et la critique l'ont moyennement bien accueilli. En France on a crié à la bluette un peu lourde, les plus honnêtes parlant d'un film gentil, drôle, émouvant et sympathique. En le visionnant à nouveau ces jours-ci, dans sa version originale, j'ai découvert que derrière l'apparente légèreté, cet esprit à la Woody Allen (le film se déroule à New York), on avait affaire à un quelque chose de puissant et de profond. De son titre original,.Se réservant le rôle principal, , Helene Hunt a co-écrit et réalisé "Then She Found Me", qui est adapté du roman éponyme de Elinor Lipman. C'est en résumé l'histoire d'April Epner, une institutrice encore jeune (elle a 39 ans), qui essaye de faire face au départ de Ben, son mari immature (Matthew Broderick), à la disparition de sa mère adoptive, à sa rencontre avec le père d'un de ses élèves qui se soucie de son (Colin Firth), l'apparition soudaine de sa mère biologique (Bette Midler) et le désir irrésistible d'avoir un bébé. April est juive et pratiquante, comme l'étaient ses parents adoptifs. Bernice, sa mère biologique, n'est pas vraiment croyante mais elle est chrétienne. Dans la clinique où elle doit faire une insémination artificielle, Bernice qui n'zest pas croyante, invite April à prier. Et c'est là qu'intervient une scène surprenante, du presque jamais vu dans un film hollywoodien : les deux protagonistes s'engagent dans une discussion approfondie sur le sens et l'importance de la prière. Mais oui, au beau milieu d'un film fait pour détendre et sourire, on assiste à une discussion sérieuse et qui nous touche ! Prions-nous quand nous nous sentons plus proches et plus confiants de Dieu ou quand nous nous sentons perdus et les plus dépourvus ?
14 octobre 2011
Quand Saul est devenu Paul, un sermon de Saint Bernard
C'est aujourd'hui que Paul s'est converti, ou plutôt que Saul est devenu Paul, car c'est aujourd'hui qu'il est devenu comme le tout petit enfant, dont le Seigneur a dit, dans son Évangile : « Si vous ne vous convertissez, et si vous ne devenez comme ce petit enfant, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux »(Mt 18, 3).
Peut-être était-ce de lui-même que le Sauveur parlait alors, car lui, le Seigneur, grand par excellence, et digne de toutes louanges, nous a été donné tout petit enfant ; aussi ne se montre-t-il pas grand à nos yeux, mais tout petit, afin de nous donner, en sa personne, un exemple aussi agréable qu'efficace d'un abaissement nécessaire. Tournez-vous donc vers cet enfant, mon frère, pour devenir enfant vous-même, et pour être un véritable enfant, en vous convertissant à lui. En effet, écoutez en quels termes pleins de clarté il se propose lui-même à vous, sous les traits de l'enfance, pour vous enseigner la vraie forme de la conversion, en vous proposant, d'une façon toute spéciale, en sa personne, ce qui est le propre d'un petit enfant.
« Apprenez de moi, dit-il, que je suis doux et humble de cœur »(Mt 11, 29). Il y a deux manières d'être petit, la douceur et l'humilité : l'une nous rend petits au dedans de nous-mêmes, et l'autre au dehors. Mais si ces deux vertus nous rendent petits, elles ne sont point petites pour cela, puisque c'est l'unique enseignement que cet enfant, si grand dans son abaissement, nous donne. C'est donc aujourd'hui que saint Paul s'est converti, et qu'il a cessé d'être Saul, aujourd'hui qu'il s'est fait doux et humble de cœur ; mais ce qui le prouve bien davantage encore, c'est la grandeur de la grâce qu'il a reçue, car elle n'eût pas été si grande si son humilité n'avait été grande aussi.
Saint Bernard de Clairvaux
4 septembre 2011
Dans la main de Dieu
9 juin 2011
L'art contemporain et la beauté qui transcende...
La Biennale d'Art Contemporain de Venise (voir sur www.tramezzinimag.blogspot.com)vient d'ouvrir ses portes. Partout dans le monde des lieux offrent à voir des créations nouvelles et de nombreux courants existent en la matière. Mais qu'est-ce que ces œuvres ont à voir avec l'Art ? Peut-on encore envisager ce travail contemporain comme porteur d'un message de foi qui passe aussi par la Beauté, cette beauté dont le Père Bro disait qu'elle sauverait le monde ? Un site a eu l'idée - et le courage - de poser les questions que personne n'ose jamais formuler dans un musée, à plusieurs artistes, conservateurs et critiques d'art. Voilà ce que cela donne :
1/ L’art contemporain, n’est-ce pas un peu n’importe quoi ?
"Il a agrandi toutes les limites en poussant la recherche vers la plus grande radicalité, mais on avait perdu la clé, en oubliant que les œuvres sont portées par des commandes", estime Xavier Douroux. "Il a développé une rhétorique complexe en perdant les rapports avec le public. Il faut rétablir ce rapport et donner les clés qui permettent à tous de parler de l’art."
2 / En quoi est-il utile ?
"L’art permet tous les dialogues, bien au-delà des seules questions artistiques", continue Xavier Douroux. "Il est au cœur de toutes les décisions qu’il faut prendre dans la société." "Il permet d’exprimer des choses différentes de ce qui se dit d’ordinaire, car les discours sont toujours contrôlés", ajoute Geneviève Guénette. Jean Voguet pense, quant à lui, que "’artiste est un chercheur. Il va trouver les formes et les couleurs qui seront à la mode. L’artiste est un médium qui transmet la beauté qui n’est pas toujours où on la recherche". "C’est un marqueur d’idées qui parle de l’actualité avec ironie. L’exposition " La Boucherie humaine" aurait été plus influente sur une courte durée, pour ne pas entrer dans les mœurs", précise Rémi Tamain.
3 / La recherche du Beau est-elle encore d’actualité ?
"C’est quoi la beauté ? Si elle est spirituelle, alors ces œuvres y tendent. Si c’est uniquement esthétique, d’autres œuvres peuvent y prétendre, car c’est surtout la quête du sens", répond d’emblée Jean Voguet. Catarina Perazzi explique, de son côté, le sens de sa Déesse mère : "La nudité est un beau véhicule, si elle est bien utilisée. Je l’ai conçue comme une icône. "
4 / L’argent et l’art : un rapport scandaleux ?
"Des prix délirants et même irréels existent, mais ça ne concerne qu’une quinzaine d’artistes dans le monde", affirme Xavier Douroux, quand Geneviève Guénette souligne qu’elle "travaille à côté pour pouvoir vivre".
5 / Jeter un trait sur une toile blanche, c’est un peu facile ?
"On ne doit pas tout justifier par le travail manuel, car une œuvre est avant tout un travail intellectuel.", clame Jean Voguet. "Le savoir-faire très apparent peut, au contraire, cacher un manque de conception."
6 / Comment l’art contemporain retrouve sa place dans la vie quotidienne ?
"On passe des commandes avec l’aide de la ville à des artistes locaux pour qu’ils ne partent pas à Berlin ou à New York. On est aussi actif dans le Châtillonnais que dans les quartiers", nous apprend Xavier Douroux. "Quand une œuvre d’art trouve le bon contexte, elle n’a plus besoin d’être expliquée. On invite des street-artistes qui discutent avec les habitants.", conclut Jean Voguet.
4 avril 2010
Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité !

2 avril 2010
Vendredi saint

ne laisse pas mes ténèbres me parler
Donne moi d'accueillir ton amour
8 janvier 2010
Un beau texte de Saint Jean Chrysostome en ce début d'année
"Jésus était dans une ville quand survint un homme couvert de lèpre ; celui-ci, en voyant Jésus, tomba la face contre terre et lui demanda : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » A l'instant même, sa lèpre le quitta. Alors Jésus lui ordonna de ne le dire à personne : « Va plutôt te montrer au prêtre et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit ; ta guérison sera pour les gens un témoignage. » On parlait de lui de plus en plus. De grandes foules accouraient pour l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se retirait dans les endroits déserts, et il priait. " 25 décembre 2009
20 décembre 2009
23 avril 2009
10 avril 2009
Au reposoir
24 mars 2009
Prière du matin
19 mars 2009
18 mars 2009
Vérités
"Des pays un temps riches de foi et de vocations perdent désormais leur identité propre, sous l'influence délétère et destructive d'une certaine culture moderne. On y voit celui qui, ayant décidé que Dieu est mort, se déclare dieu lui-même, et se considère le seul artisan de son propre destin, le propriétaire absolu du monde... Mais quand l'homme élimine Dieu de son propre horizon, est-il vraiment plus heureux ? Devient-il vraiment plus libre ?... N'arrive-t-il pas plutôt - comme nous le démontre amplement la chronique quotidienne - que s'étendent l'arbitrage du pouvoir, les intérêts égoïstes, l'injustice et l'exploitation, la violence dans chacune de ses expressions ? En fin de compte, l'homme se retrouve plus seul et la société plus divisée et confuse".Ma liberté
Discutant l'autre jour avec une dame - charmante et attentionnée au demeurant - envoyée par les services des impôts pour comprendre ma manière de fonctionner, je me suis rendu compte combien les conséquences de mon cheminement intérieur pouvaient paraître incroyables et bizarres aux yeux des gens contraints de demeurer dans le système et d'y coller. Les évènements de ma vie privée, l'évolution (le mot est mal choisi mais c'est le seul auquel je pense sur l'instant) de notre monde et mes nombreuses heures de Désert, semblent confirmer la validité de mes choix qui, s'ils m'enlèvent toute possibilité de m'enrichir, de me faire connaître; d'avoir une "position", m'ont apporté une paix profonde, une joie inexorable et la certitude d'être enfin sur la bonne voie, ouvert aux autres. A l'écoute. Disponible et serein. Cette liberté conquise sur mes atavismes, mes manques, mes conformismes. Sur mon éducation et la culture de mon milieu simplement. Mais cette liberté n'est pas une fin en soi, sinon elle ne serait qu'égoïsme. Elle est un moyen. Elle me permet de regarder aujourd'hui l'autre comme il est et non à travers de prismes déformants. Elle me permet d'appréhender chaque situation de mon existence avec un regard à chaque fois différent. Elle est à reconquérir chaque jour, éternelle lutte contre moi-même. Elle procède de bien plus haut et plus important que moi, car c'est la soumission à l’Autre qui conditionne la liberté. Une soumission voulue, joyeuse et active.16 mars 2009
Monseigneur Marc Aillet, nouvel évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, a été interrogé dans la revue "La Nef" à propos de la levée des excommunications des quatre évêques sacrés par Monseigneur Lefebvre sans mandat pontifical en 1988. Voici un extrait des propos de Monseigneur Aillet sur ce sujet :26 février 2009
« Quel est le jeûne qui me plaît ?... N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim ? » (Is 58,6-7)
elui qui pratique le jeûne doit comprendre le jeûne : il doit sympathiser avec l'homme qui a faim s'il veut que Dieu sympathise avec sa propre faim ; il doit faire miséricorde, celui qui espère obtenir miséricorde... Ce que nous avons perdu par le mépris, nous devons le conquérir par le jeûne ; immolons nos vies par le jeûne, parce qu'il n'est rien que nous puissions offrir à Dieu de plus important, comme le prouve le prophète lorsqu'il dit : "Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; le coeur qui est broyé et abaissé, Dieu ne le méprise pas" (Ps 50,19). Offre donc à Dieu ta vie, offre l'oblation du jeûne pour qu'il y ait là une offrande pure, un sacrifice saint, une victime vivante qui insiste en ta faveur...
Toi qui jeûnes, ton champ jeûne aussi s'il est privé de miséricorde ; toi qui jeûnes, ce que tu répands par ta miséricorde rejaillira dans ta grange. Pour ne pas gaspiller par ton avarice, recueille par tes largesses. En donnant au pauvre, tu donnes à toi-même ; car ce que tu n'abandonnes pas à autrui, tu ne l'auras pas. 25 février 2009
Un message d'amour et de sérénité
En ce premier jour de Carême, je voudrais apporter aux lecteurs de Doux et Humbles de coeur un message de joie et d'espérance. Pendant quarante jours, nous allons pouvoir nous regarder, voir en nous ce qui ne va pas ou pas assez, ce qui devrait mieux aller, ce qui devrait être magnifié, développé, amplifié pour mieux servir Dieu et mieux aimer l'autre. Les Petits Chanteurs à la Croix de Bois ont un chant très émouvante, merveilleusement interprété comme toujours par cette manécanterie et qui dit tout l'amour, toute l'espérance et toute la foi que les enfants de dieu doivent transmettre et développer. Ces paroles disent à ceux qui sont dans la souffrance et dans le doute, combien l'amour est fort et combien ils sont aimés. Je ne sais pas comment vous ressentirez ces images et ce chant, moi ils m'ont terriblement émus et mes larmes furent de joie et de félicité. Je forme le voeu que vous tous pleuriez aussi de joie et de de félicité, votre espérance renforcée et vos attentes comblées.
Composé pour le centenaire de la plus formidable manécanterie de France, véritable école de foi qui forme depuis 1907 de jeunes garçons parisiens au chant et à la musique dans une optique chrétienne, ce chant est un hymne à la voix, à l'espérance et à l'enfance, naturellement bonne et solidaire. En voici les paroles :
Tout autour de la Terre,
Depuis déjà cent ans,
Unis et volontaires,
Nous défions le temps.
Apôtres et missionnaires
D'un monde en plein tourment,
Nous révélons le mystère
En sublimant nos chants.
Musique Universelle, Musique la plus belle,
Celle qui nous a tant donné, survivra pour l'éternité.
Elle tourne dans nos têtes, sans jamais s'arrêter,
Elle est l'âme d'une fête, un souffle de liberté.
Qu'il soit dans la misère,
Qu'il soit riche ou puissant,
Qu'il soit l'enfant d'une guerre,
Ou le fruit d'un serment,
Nous lui disons sereins,
Qu'il est digne d'amour,
Que même après la fin,
Il est un nouveau jour !
Musique Universelle, Musique la plus belle,
Celle qui nous a tant donné, survivra pour l'éternité.
Demain de nos poussières des voix s'élèveront,
Perpétuant nos prières, elles diront de chanter,
Pour l'humanité.
25 janvier 2009
Combien prompte est la discorde
Aussitôt des esprits chagrins relayés par d'autres mal intentionnés ou braqués donnent en pâture à l'opinion publique le pape et la Curie romaine, vus par eux comme un groupement de traditionnalistes obscurantistes et conservateurs, donc dangereux pour l'époque libertaire et décadente dans laquelle nous vivons. Souvenez-vous que pour bon nombre d'intellectuels, il est interdit d'interdire.
Quand, en plus, l'un des évêques tient des propos négationnistes, c'est la furie qui se réveille. Oui l'évêque schismatique anglais pense qu'il n'y a pas eu de chambre à gaz. Il ne nie pas la Shoah, il pense, à titre personnel, que les chambres à gaz n'ont pas existé. C'est l'opinion d'un homme et non pas le reflet de la pensée de l'Eglise. Certainement pas la pensée de Benoît XVI. J'ai même entendu quelqu'un dire "c'est normal, ce pape est bavarois, il ne peut pas cacher ses sympathies naturelles". C'est un scandale d'entendre cela.
22 janvier 2009
Un hommage unanime : Le grand théologien orthodoxe Olivier Clément s’est éteint
Frère Aloïs, prieur de la communauté de Taizé, sur laquelle Olivier Clément a écrit un livre, a déclaré notamment : "La mort d’Olivier Clément nous touche, nous les frères de Taizé, jusqu’au plus profond de nos coeurs. C’était un ami proche. Par ses paroles lors de ses visites à Taizé, ou par ses livres, non seulement il nous a aidés à aimer l’orthodoxie, mais il a nourri notre foi et notre vie intérieure. Il était le témoin d’une communion réalisée entre l’Orient et l’Occident".
Il a ajouté : "Quand il rencontrait frère Roger, ces deux hommes pourtant si différents se comprenaient presque sans paroles, ils avaient la même vision d’un Dieu qui ne juge pas l’être humain mais qui ne peut qu’aimer".
L’ouverture sans limite de l’amour
il n’a même pas l’idée, a dit un théologien contemporain -, pour s’interposer à jamais entre le néant et nous, pour nous faire sentir, nous faire vivre, qu’au fond des choses, il n’y a pas le néant mais l’amour". Il continuait : "Dieu se révèle ici non comme une plénitude écrasante, qui juge et qui condamne, mais comme l’ouverture sans limite de l’amour dans le respect sans limite de notre liberté". L’amitié et la prière Enfin, commentant la dimension oecuménique de cette méditation, confiée depuis plusieurs années par le pape à des personnalités spirituelles non-catholiques, il disait : "sur la route du Golgotha, il ne peut plus y avoir de séparation". Et si les tensions persistent au niveau du dialogue officiel, confiait-il alors à Radio Vatican, avec de "fortes réactions identitaires", il affirmait qu’il y a toujours une place, pour le rapprochement entre les chrétiens, pour "l’amitié" et la "prière". Un message actuel, que le départ d’Olivier Clément pour l’autre rive rappelle avec vigueur, au moment où commence la grande Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens.
Article de Anita S. Bourdin
La disparition d'un grand témoin
"La beauté sauvera le monde" (Dostoïevski)
Olivier Clément s'est éteint à Paris à l'âge de 87 ans, après une longue maladie. Ce grand théologien de la beauté, porte-parole de l'Eglise orthodoxe de France a répandu tout au long de sa vie une pensée merveilleusement profonde et a su transcrire dans ses livres une vision extrêmement élevée de la foi et de la tradition religieuse orthodoxe. Le monde a perdu aujourd'hui un grand témoin de la foi. Il chante dorénavant dans le choeur des anges au pied de Notre Seigneur, dans la beauté absolue de Dieu.
Ce petit film, diffusé en novembre dernier, est le dernier entretien d'Olivier Clément à l'occasion de la journée consacrée au 40ème anniversaire de la fondation du Comité inter-épiscopal orthodoxe en France. L'écouter est un régal. Puissent se lever demain d'autres Olivier Clément au service de la foi et puisse chacune de nos église avoir son Olivier Clément !
21 janvier 2009
Dans le secret du coeur de l'homme
Saint Aelred de Rielvaux était un moine cistercien qui vivait dans ces années terribles de l'an 1000. Ce qu'il écrit demeure merveilleusement actuel. Sa prose est belle, limpide et sa pensée tellement pure qu'elle s'immisce en ceux qui le lisent comme une douce mélodie. Jamais rien de léger chez ce saint homme, rien de tragique non plus. Une grande paix et la certitude que le bonheur vient de Dieu. Ce texte est extrait du Miroir de la charité, réédité en 1992 chez Bellefontaine."Quand un homme s'est retiré du tumulte extérieur pour rentrer dans le secret de son coeur, qu'il a fermé sa porte à la bruyante foule des vanités et a fait le tour de ses trésors intérieurs, quand il n'a plus rien rencontré en lui d'agité ni de désordonné, rien qui puisse le tourmenter ou le contrarier mais que tout en lui est plein de joie, d'harmonie, de paix, de tranquillité ; quand tout le petit monde de ses pensées, paroles et actions lui sourit comme le ferait la maisonnée d'un père de famille dans une demeure où règne l'ordre et la paix ; alors se lève soudain une merveilleuse assurance. Et de cette assurance vient une joie extraordinaire et de cette joie jaillit un chant d'allégresse qui éclate en louanges de Dieu. Ces louanges sont d'autant plus ferventes que l'on voit plus clairement combien tout ce qui est bon en soi-même est un don de Dieu.
C'est la joyeuse célébration du sabbat qui doit être précédée de six autres jours, c'est-à-dire du complet achèvement des oeuvres. Nous transpirons d'abord en faisant des oeuvres bonnes, pour nous reposer ensuite dans la paix de notre conscience A partir des oeuvres bonnes naît la pureté de la conscience qui conduit au juste amour de soi-même, qui nous permettra d'aimer notre prochain comme nous-mêmes" : "Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu'ils font le jour du sabbat ! Cela n'est pas permis. » Jésus leur répond : « N'avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu'il fut dans le besoin et qu'il eut faim, lui et ses compagnons ? Au temps du grand prêtre Abiathar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l'offrande que seuls les prêtres peuvent manger, et il en donna aussi à ses compagnons. » Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l'homme est maître, même du sabbat." (Evangile selon saint Marc chap. 2, versets 23-28). 20 janvier 2009
Hommage à Olivier Clément
Voilà un homme qui respirait à plein avec les "deux poumons" de la foi chrétienne, l'Orient et l'Occident, Byzance et Rome. Avec lui, on passait des Pères de l'Eglise grecque à l'orthodoxie russe martyrisée sous Staline, des guerres d'un Proche-Orient en proie à tous les intégrismes à celles des Balkans dont il connaissait chaque épisode tragique. Olivier Clément est mort jeudi 15 janvier à Paris, à l'âge de 87 ans.Son histoire est celle, d'abord, d'une conversion. Il naquit en 1921 au coeur des Cévennes, théâtre de tant de blessures religieuses. Ses ancêtres sont à la fois des protestants et des catholiques, mais il grandit dans un milieu déchristianisé, agnostique, anticlérical. Il n'est pas baptisé, ne reçoit aucune instruction religieuse. Son environnement est marqué par le "paganisme et l'athéisme militant socialiste", où la mort n'est que le néant, Dieu une invention des hommes et Jésus un mythe.
Après avoir passé l'agrégation d'histoire en pleine guerre, il se retrouve dans le maquis, sans cesser de lire Kierkegaard, Newman, Heidegger ou Chestov. Il fait la rencontre de sa vie avec les théologiens et laïcs chrétiens issus de l'émigration russe comme Paul Evdokimov, et fait ainsi son entrée dans un autre univers fascinant, celui de la mystique orthodoxe. Olivier Clément découvre le mystère de la sainte Trinité, tout ce qu'il avait jusqu'ici cherché, à la fois la singularité de la personne humaine et la profusion de la grâce et de la transcendance divine.
Il s'est imposé progressivement comme la voix de l'orthodoxie, une voix qui retentira bien au-delà de la France. Jean-François Colosimo, lui aussi professeur à Saint-Serge, le définira comme "l'homme qui a réussi à faire passer l'orthodoxie orientale en France et le message de l Occident dans les Eglise d'Orient".
Les entretiens qu'il publie dans les années 1970 avec Athénagoras (1886-1972), patriarche de Constantinople, l'homme de la réconciliation avec Paul VI et de la fin des anathèmes contre Rome, est un témoignage de cette brève période d'oecuménisme fusionnel qui suivit le concile Vatican II (1962-1965).
Grâce à Olivier Clément, l'orthodoxie trouve une place dans l'intelligentsia française. Il est l'ami des poètes comme Pierre Emmanuel. Dans le séisme qui suit Mai 68, il est de ceux qui deviendront les hérauts d'une sorte de christianisme libre, voire libertaire.
Au Proche-Orient, il est aussi l'ami du patriarche d'Antioche, Ignace Hazim, qui dialogue avec l'islam et les autres Eglises, et de tous ces intellectuels orientaux. Il jouit d'un grand prestige aussi dans l'Eglise roumaine, sous le joug de la dictature, puis libérée, attirée, en raison de sa part de culture latine, par une orthodoxie moderne. Il sera le porte-parole d'une orthodoxie ouverte au monde et au dialogue oecuménique. Il entretient de bonnes relations avec Paul VI, puis Jean-Paul II, ce qui lui vaut de passer pour un dangereux papiste chez les orthodoxes les plus bornés.
On ne trouvera aucun observateur à la fois aussi critique envers les scléroses de l'orthodoxie et aussi émerveillé par les trésors de son patrimoine liturgique, sa tradition ascétique et monastique.
Olivier Clément a présidé l'Association des écrivains croyants d'expression française, qui regroupe des écrivains juifs, chrétiens et musulmans.
Plus qu'aucun autre, il aura eu conscience des dérives nationalistes engendrées par le lien historique et théologique entre religion et nation, en Russie, en Grèce, en Serbie... Il laissera le souvenir d'un homme qui aura plaidé pour une conception libre de l'orthodoxie dans un monde pluriel et libre. Il savait que, dans les volutes d'encens de ses églises, sous l'or de ses coupoles et de ses iconostases, elle risque de devenir une religion de musée. Mais il eut en permanence avec l'orthodoxie une relation de tendresse exigeante, toujours lucide.
14 janvier 2009
Prière d’un Juif pour les enfants de Gaza
S’il y a jamais eu un temps pour prier, c’est maintenant.S’il y a jamais eu un lieu abandonné, c’est Gaza.
Seigneur, créateur de tous les enfants, écoute notre prière en ce jour maudit. Dieu que nous nommons le Béni, tourne ton visage vers ceux-ci, les enfants de Gaza, afin qu’ils puissent connaître tes bénédictions et ton abri, qu’ils puissent connaître la lumière et la chaleur où il n’y a maintenant que ténèbres et fumées, et un froid qui resserre et coupe la peau.
Tout-puissant, toi qui fais des exceptions que nous appelons des miracles, fais une exception pour les enfants de Gaza. Protège-les de nous et des leurs. Épargne-les. Guéris-les. Laisse-les vivre en toute sécurité. Délivre-les de la faim et de l’horreur, de la fureur et du chagrin. Délivre-les de nous et des leurs.
Donne-leur de retrouver leur enfance volée et leurs droits de naissance, qui est un avant-goût du paradis.
Rappelle à notre mémoire, ô Seigneur, l’enfant Ismaël, qui est le père de tous les enfants de Gaza. Comment l’enfant Ismaël a été sans eau et laissé pour mort dans le désert de Beer-Sheba, tellement dépouillé de tout espoir que sa mère ne pouvait pas supporter de voir sa vie s’écouler dans le sable.
Sois ce Seigneur, le Dieu de notre parent Ismaël, qui a entendu son cri et a envoyé son ange pour réconforter sa mère Hagar.
Sois ce Seigneur, toi qui étais avec Ismaël ce jour-là et tous les jours d’après. Sois ce Dieu, le Tout Miséricordieux, qui a ouvert les yeux d’Hagar ce jour-là et lui a montré le puits afin qu’elle puisse donner à boire au garçon Ismaël et lui sauver la vie.
Allah, que nous appelons Élohim, toi qui donnes la vie, qui sais la valeur et la fragilité de toute vie, envoie tes anges à ces enfants. Sauve-les, les enfants de ce lieu, Gaza la plus belle, Gaza la damnée.
En ce jour où l’anxiété, la colère et le deuil que l’on appelle guerre saisissent nos cœurs et les couvrent de cicatrices, nous en appelons à toi, Seigneur, dont le nom est paix :
Bénis ces enfants et garde-les du mal.
Tourne ton visage vers eux, Seigneur. Montre-leur, comme si c’était pour la première fois, la lumière et la bonté, et ta bienveillance bouleversante.
Regarde-les, Seigneur. Laisse-leur voir ton visage.
Et, comme si c’était pour la première fois, accorde-leur la paix.
2 janvier 2009
"Je suis la voix qui crie à travers le désert"
"Voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » Il le reconnut ouvertement, il déclara : « Je ne suis pas le Messie. » Ils lui demandèrent : « Qui es-tu donc ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Non. - Alors es-tu le grand Prophète ? » Il répondit : « Ce n'est pas moi. » Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la voix qui crie à travers le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Or, certains des envoyés étaient des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Si tu n'es ni le Messie, ni Élie, ni le grand Prophète, pourquoi baptises-tu ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l'eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c'est lui qui vient derrière moi, et je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale. » Tout cela s'est passé à Béthanie-de-Transjordanie, à l'endroit où Jean baptisait". 21 mars 2008
L'Office des Ténèbres
Entendu ce matin l'Office des Ténèbres pour le vendredi saint, chez les Dominicains. Un moment intense et fort où la pensée portée par la musique (autour du prieur, les moines formaient un petit choeur à six voix), dans la pénombre de l'église avec devant l'autel, comme le veut une très ancienne liturgie, un chandelier portant quinze cierges, un pour chacun des psaumes qu'on éteint un à un jusqu'à se retrouver dans le noir complet. Quand les moines se sont prosternés, quand le silence s'est fait et que les voûtes semblaient garder encore le reflet de ces belles voix justes, pures, paisibles, je me suis senti nu, mais lavé, éclairé. En paix. 20 mars 2008
Un enseignement catholique ?
C’est aujourd’hui Jeudi-Saint, premier jour du triduum pascal, début du grand temps qui après le Carême, nous amène vers la Pâque de Notre Seigneur. Partout dans le diocèse se célèbre ce soir à 19 heures la messe du Jeudi-Saint, moment important de recueillement et de sanctification. Pourtant - et pour la première fois depuis de nombreuses années – nous n'allons pas pouvoir assister à cette messe. Explications… S’il est important que nos enfants apprennent tôt le fonctionnement des institutions européennes qui vont peser sur leur avenir, s’il est important de former des femmes et des hommes en adéquation avec leur époque, il est aussi fondamental de leur inculquer, en prolongement des enseignements reçus normalement par la famille, le respect des racines chrétiennes de notre pays, de leur faire comprendre la primauté du spirituel sur le matériel. De l’être sur l’avoir. Donner à toutes les facettes de l’enseignement, dans toutes les matières, une résonnance chrétienne.
J’ai donc pris conscience ce soir que Tivoli n’était plus un établissement à vocation chrétienne, mais une structure privée comme les autres où le projet éducatif a évacué sinon dans la lettre du moins dans les faits l’impérieuse nécessité d’une vie spirituelle active, militante et exigeante. La vague présence spirituelle en pointillé ne répond pas selon moi aux exigences d’une véritable éducation chrétienne. En cela, je regrette aujourd’hui foncièrement d’avoir inscrit mes enfants dans cet établissement.
Cela ne remet pas en cause la qualité de l’enseignement que reçoivent nos enfants mais je ne puis m’empêcher de penser que cette trop grande adéquation avec un monde désincarné où les valeurs fondamentales que nous essayons de leur apprendre, sont chaque jour mises à mal, n’est pas à l’honneur du corps enseignant et de la direction d’un établissement d’inspiration et d’origine chrétienne.
Aller à Strasbourg c’est bien, replacer ce qu’on y a vu dans une perspective chrétienne, spirituelle et morale c’est mieux et cela correspondrait totalement à ce que nous, parents chrétiens, nous souhaiterions voir enseigné à nos enfants.







