23 août 2005
UN EBLOUISSEMENT D'AMOUR


message qu'avec Frère Roger ils ont transmis patiemment à des générations, rend les coeurs pacifiés sans âge : face au mystère de ce "petit printemps de l'Eglise", nous sommes tous des enfants et Taizé nous accueille en tant que tels. Et les larmes versées furent dans le fond les larmes d'une immense joie, celle transmise par Frère Roger, la joie du Christ !21 août 2005
jalons d'une vie au service de l'Amour...

Celui qui a su créer à Taizé une véritable "parabole de communion", Frère Roger, a fêté son 90ème anniversaire, le jeudi 12 mai, dans la discrétion de sa communauté.
Fils d’un pasteur réformé suisse, Roger Schütz avait étudié la théologie à Lausanne. En 1940, alors âgé de 25 ans, il choisit le village de Taizé en Bourgogne pour s’y installer, à la suite de l’appel que lui lance une vieille femme du village, qu’il rencontre ce 25 août 1940 et qui lui dit : "Restez donc ici, nous sommes si seules et l’hiver est si long".
Dès les premières années de solitude et d’aide aux juifs et aux réfugiés politiques, naîtra ce que Jean XXIII aimait appeler "le petit printemps de Taizé".
Sa grand mère maternelle, de souche protestante évangélique, se rendait souvent dans une église catholique pour prier, sans rien renier de la foi héritée de ses ancêtres. Frère Roger dira ce qu’il lui doit devant Jean Paul II, à Rome en 1980, "Marqué par le témoignage de sa vie, j’ai trouvé à sa suite ma propre identité de chrétien, en réconciliant en moi-même la foi de mes origines avec le mystère de la foi catholique, sans rupture de communion avec quiconque".
Et c’est cela qu’il va vivre à Taizé et qu’il va faire découvrir à tant et tant de jeunes, qui se retrouvent, au nom du Christ, au-delà de leurs différences confessionnelles, culturelles, économiques ou politiques. Chaque année, ils sont plus de 100 000 venus de France, d’Allemagne, de Pologne, de Roumanie, de Croatie, de Russie, mais aussi, et de plus en plus, des pays scandinaves, pour séjourner sur la colline de Bourgogne et "aller aux sources du Christ par la prière, le silence".
Cette "parabole de communion" dépasse largement la colline de Taizé. Car si frère Roger a une vocation, c’est bien celle d’être un passeur de Dieu. Dès les années 1950, il a envoyé des Frères vivre dans des lieux défavorisés du monde pour y être témoins de paix aux côtés de ceux qui souffrent. Aujourd’hui, des petites fraternités existent au Brésil, au Bangladesh, au Sénégal, en Corée du Sud.
Après le "concile des jeunes" dans les années 1970, il a lancé en 1982 un "pèlerinage de la confiance sur la Terre", jalonné de rencontres, comme celles qui ont lieu chaque fin d’année dans une métropole européenne, ou celles qu’il s’efforce d’organiser en Inde, aux Philippines, en Afrique du Sud, ou plus simplement à Taizé, en invitant des jeunes venus du Sud à partager leurs intuitions et leurs questions avec les Européens.
Taizé n’est pas un mouvement, mais un seuil, un appel. Et cet idéal de récnciliation, les évêques suisses l’ont a souligné dans la lettre qu’ils lui ont envoyé le 11 mai : "En s’engageant pour la coexistence pacifique de tous les hommes, frère Roger est l’image même de l’idéal chrétien, de l’œcuménisme vécu et un exemple pour nous tous".
Pour son engagement en faveur de la paix Frère Roger a reçu plusieurs prix, notamment en 1988 le prix de l’Unesco pour l’éducation à la paix.
Source : InfoCatho
DES TEMOIGNAGES DU MONDE ENTIER
Secrétairerie d’Etat du Vatican
Le 17 août 2005
À la Communauté de Taizé en France, bien-aimée à notre Modestie dans le Seigneur : Grâce et paix de la part de Dieu. C’est avec une tristesse extrême que nous avons appris la nouvelle du décès bien tragique du fondateur de votre communauté, le bien-aimé et profondément respecté Frère Roger. Nous savons que sa mort insensée a touché non seulement votre Communauté, mais tous ceux qui l’ont connu et aimé. Dans votre deuil et tristesse si compréhensibles, nous voulons vous exprimer nos condoléances personnelles, comme ceux du Patriarcat Œcuménique. Que Dieu donne le repos à l’âme de Frère Roger, et à votre Communauté qu’il accorde la force et la sagesse pour supporter cette heure d’épreuve. Nous nous souviendrons de lui toujours pour sa contribution au mouvement oecuménique et pour son amour envers la jeunesse du monde entier. A vous, Communauté de Taizé, encore une fois nous exprimons du profond du coeur notre sympathie et invoquons sur vous la miséricorde et l’amour infinis du Dieu Tout-puissant pour vous aider et vous consoler.
De l’Archevêque de Cantorbéry
Mes chers frères et amis,
Le 18 août 2005
Président de la Conférence des Evêques de France
Paris, le 16 août 2005
Frère Alois Mon Frère,
Chers Frères,
Cher Prieur Aloïs et tous les frères de la Communauté de Taizé :
Des enfants de Bosnie qui ont séjourné à Taizé
Le cœur lourd, nous voudrions vous dire nos condoléances pour la mort du frère Roger. Nous vous écrivons de Croatie. En 1993, 1994, 1995, 1996 et 1997 nous avons été accueillis pour des séjours à Taizé par les frères de la Communauté que le défunt frère Roger animait. Nous n’en avons rapporté chez nous que de bonnes expériences. Nous n’oublierons jamais ces années-là, et nous porterons frère Roger toujours dans nos cœurs. Nous croyons que nous nous reverrons un jour, là où il n’y a pas de place pour la haine ni pour aucun mal.
Grand Rabbinat de Lyon et de la Région Rhône-Alpes Auvergne
Novi Sad, Serbie,18 août 2005
Du Patriarche serbe
18 août 2005 Belgrade
Ministère de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire
Le Ministre d’Etat
Patriarcat de Moscou, Département pour les relations extérieures
Cher frère dans le Christ !
De Levi, rabbin à New York
Chers frères à Taizé
L’archevêque de Zagreb
Profondément ébranlé et avec compassion chrétienne, j’ai reçu la triste nouvelle de la mort violente de frère Roger, le fondateur de la communauté de Taizé. Que le sacrifice de sa vie innocente porte un fruit de bénédiction pour les chrétiens dans le monde entier. Dans mes prières, j’ai fait mémoire du cher Frère et confié sa noble personne à la miséricorde de Dieu. Je partage la peine avec sa Communauté et avec les jeunes du monde entier qui ont consolidé leur foi dans des rencontres avec lui et construit une communion dans le Seigneur selon le désir du Christ « que tous soient un » (Jean 17,21). Par ses liens profonds avec le cardinal Franjo Šeper de mémoire bénie, frère Roger est d’une certaine façon aussi lié avec le peuple croate, en particulier avec les jeunes qui, pendant des années, ont aimé aller aux rencontres à Taizé. C’est pourquoi je prie le Seigneur que sa mort martyre soit une inspiration pour les jeunes qui, dans les jours qui viennent, vont se rencontrer avec le pape Benoît XVI à Cologne. En communion spirituelle je me joins aux croyants de France et du monde entier, et de manière particulière à Votre communauté, aux jeunes et à tous ceux qui vont accompagner frère Roger dans le repos bienheureux. Dans l’espérance de la résurrection je vous salue sincèrement dans le Seigneur,
Monastère de la Grande Chartreuse
Au Frère Alois et à tous les frères de Taizé, Chers Frères en Christ,
Merci à tous ceux qui ont déjà lu ce blog
http://www.lejourduseigneur.com/detail.do?
http://italy.peacelink.org/editoriale/articles/art_12294.html
http://www.montag.it/blog/archive/002998.html
http://www.lci.fr/listeAvisInternautesPopup/
Et un blog qui référence d'autres blogs dont un sur la mort de Frère Roger :
http://thebestofpub.skyblog.com/
12 mai 1915 - 16 août 2005
Cette création, il désirait l’insérer dans la détresse du moment, et c’est ainsi qu’en pleine guerre mondiale il se fixa dans le petit village de Taizé, en Bourgogne, à quelques kilomètres de la ligne de démarcation qui coupait la France en deux. Il cacha alors des réfugiés (en particulier des juifs), qui savaient qu’en fuyant la zone occupée, ils pourraient trouver refuge dans sa maison.Plus tard, des frères le rejoignirent, et c’est le jour de Pâques 1949 que les premiers frères s’engagèrent pour toute l’existence dans le célibat, la vie commune et une grande simplicité de vie. Dans le silence d’une longue retraite, au cours de l’hiver 1952-1953, le fondateur de la communauté écrivit la Règle de Taizé, exprimant pour ses frères « l’essentiel permettant la vie commune ».
De 1962 à 1989, frère Roger lui-même a visité la plupart des pays d’Europe de l’Est, parfois pour des rencontres de jeunes, autorisées mais très surveillées, parfois pour de simples visites, sans possibilité de parler en public (« Je me tairai avec vous », disait-il aux chrétiens de ces pays).
C’est en 1966 que des soeurs de Saint-André, communauté catholique internationale fondée il y a plus de sept siècles, vinrent habiter le village voisin et commencèrent à assumer une partie des tâches de l’accueil. Plus récemment quelques sœurs ursulines polonaises vinrent aussi apporter leur collaboration.
La communauté de Taizé rassemble aujourd’hui une centaine de frères, catholiques et de diverses origines évangéliques, issus de plus de vingt-cinq nations. De par son existence même, elle est un signe concret de réconciliation entre chrétiens divisés et entre peuples séparés. Dans un de ses derniers livres, intitulé "Dieu ne peut qu’aimer", (Presses de Taizé), frère Roger décrivait ainsi son cheminement œcuménique :
"Puis-je rappeler ici que ma grand-mère maternelle a découvert intuitivement comme une clé de la vocation œcuménique et qu’elle m’a ouvert une voie de concrétisation ? Marqué par le témoignage de sa vie, et encore très jeune, j’ai trouvé à sa suite ma propre identité de chrétien en réconciliant en moi-même la foi de mes origines avec le mystère de la foi catholique, sans rupture de communion avec quiconque."
De petites fraternités se trouvent maintenant insérées dans des quartiers déshérités en Asie, en Afrique, en Amérique du Sud et du Nord. Les frères tentent d’y partager les conditions de vie de ceux qui les entourent, s’efforçant d’être une présence d’amour auprès des plus pauvres, des enfants de la rue, des prisonniers, des mourants, de ceux qui sont blessés jusque dans leurs profondeurs par des ruptures d’affection, par des abandons humains.
Venant du monde entier, des jeunes se retrouvent aujourd’hui à Taizé toutes les semaines de l’année pour des rencontres pouvant rassembler d’un dimanche à l’autre jusqu’à six mille personnes représentant plus de soixante-dix nations. Avec les années, des centaines de milliers de jeunes se sont succédé à Taizé, méditant le thème « vie intérieure et solidarités humaines ». Aux sources de la foi, ils cherchent à découvrir un sens à leur vie et se préparent à prendre des responsabilités là où ils vivent.
Des hommes d’Église se rendent également à Taizé, et la communauté a ainsi accueilli le pape Jean-Paul II, trois archevêques de Canterbury, des métropolites orthodoxes, les quatorze évêques luthériens suédois, et de nombreux pasteurs du monde entier.
Pour soutenir les jeunes générations, la communauté de Taizé anime un « pèlerinage de confiance sur la terre ». Ce pèlerinage n’organise pas les jeunes en un mouvement qui serait centré sur la communauté, mais les stimule à être porteurs de paix, de réconciliation et de confiance dans leurs villes, leurs universités, sur leurs lieux de travail, dans leurs paroisses, et cela en communion avec toutes les générations. Comme étape de ce « pèlerinage de confiance sur la terre », une rencontre européenne de cinq jours réunit à la fin de chaque année plusieurs dizaines de milliers de jeunes dans une métropole européenne, à l’Est ou à l’Ouest.A l’occasion de la rencontre européenne, frère Roger publiait tous les ans une « lettre », traduite en plus de cinquante langues, reprise et méditée ensuite pendant toute une année par les jeunes, chez eux ou lors des rencontres à Taizé. Cette lettre, le fondateur de Taizé l’a souvent écrite à partir d’un lieu de pauvreté où il a vécu un temps (Calcutta, Chili, Haïti, Éthiopie, Philippines, Afrique du Sud...).
Aujourd’hui, dans le monde entier, le nom de Taizé évoque paix, réconciliation, communion, et l’attente d’un printemps de l’Église : « Quand l’Église écoute, guérit, réconcilie, elle devient ce qu’elle est au plus lumineux d’elle-même : limpide reflet d’un amour » (frère Roger).

Frère Roger a reçu les prix suivants :
09 04 1974 : Templeton Prize, London (Prix Templeton, Londres)
Les livres de Frère Roger, de Taizé :
1958, Vivre l’Aujourd’hui de Dieu
Source : site de Taizé
Dernière mise à jour : 19 août 2005
20 août 2005
Heureux celui qui meurt d'aimer

Sans relâche, ô Christ, tu m'interpelles et me demandes : "Qui dis-tu que je suis ?"
Pourtant, sans t'avoir vu, je t'ai aimé.
Se tenir dans les mains de Dieu


'était électrique. Message de Mgr Ricard à la communauté de Taizé

Chers Frères et Amis,
Avec une profonde peine, je viens d’apprendre la mort de Frère Roger, votre fondateur et père, notre frère dans la foi.
+ Jean-Pierre RICARD
Archevêque de Bordeaux
Président de la Conférence des évêques de France
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Frère Roger et Jean Paul II à Rome en 1980
Combien cette photo qui est sur mon bureau depuis 25 ans est aujourd'hui devenue emblématique. Dans un monde de violence, d'agression et de souffrance, deux hommes ont marqué ma génération. Nous qui sommes nés dans les douces années d'après-guerre où les héros qu'on nou apprenait à aimer étaient presque tous des chefs de guerre, combien peu furent les hommes de paix et combien d'entre eux ont trop tôt disparu, le plus souvent assassinés ou emprisonnés. A croire que l'homme n'aime ni la paix ni la justice et encore moins ceux qui défendent avec leur chair et leur esprit ces idéaux de toujours. Frère Roger est mort, assassiné par une jeune roumaine. Il est mort pendant la prière du soir, dans la merveilleuse église de la Réconciliation. Au milieu de ses frères, à deux pas de ces jeunes qu'il aimait tant et qu'il a guidé par ses paroles et ses écrits pendant tant d'années. Il ne s'est pas affaissé. Il a reçu les coups de poignard sans comprendre. Peut-être avait-il en tête le psaume de la liturgie du jour : "J'écoute : que dira le Seigneur Dieu ? Ce qu'il dit, c'est la paix pour son peuple et ses fidèles ; qu'ils ne reviennent jamais à leur folie !Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s'embrassent ;la vérité germera de la terre et du ciel se penchera la justice. Le Seigneur donnera ses bienfaits, et notre terre donnera son fruit.La justice marchera devant lui, et ses pas traceront le chemin." En décembre 1980, quand cette photo é été prise est diffusée par le service de presse de Taizé déplacé à Rome pour l'occasion, nous étions des milleirs de jeunes réunis pour uen nouveau Concile des Jeunes, appellation donnée par Frère Roger à ces réunions annuelles qui avaient lieu après Noêl dans une grande ville d'Europe. Jean-Paul II était heureux de recevoir Taizé. Partout dans les monastères, les écoles, les campus universitaires, la jeunesse européenne s'était installée. Annonciateur des JMJ, ces rencontres internationales se déroulaient toujours de la même manière : temps de prière, temps de silence, grands offices dans les lieux les plus forts de la ville qui nous recevait. A rome, le temps fort ce fut précisément à Saint Pierre avec le Pape. C'est le soir de cette grande manifestation qui réunit plus de 100.000 jeunes que fut prise cette photo. J'étais là, je me souviens de ces deux hommes en blanc devant nous. Leur amitié, la force de leur engagement, leur sourire, tout était rayonnement. Une incroyable énergie qui nous était ainsi donnée pour la vie. J'avais à peine vingt cinq ans.
Taizé comme une source
Abonnés aux informations de la Communauté, nous recevons un courriel régulièrement. Celui du 17 août n'avait pas été lu, nous étions encore en vacances, les infos pouvaient attendre et comme nous n'avons pas de télévision... Ce matin, revenant comme tous les samedis du marché royal, nous sommes entrés dans la belle basilique Saint-Michel. J'aime m'y receuillir un moment, surtout l'été, quand il fait très chaud dehors et que les rumeurs du marché pénètrent comme assourdies dans l'église. Le soleil éclairait un autel tout illuminé de bougies. Une belle image en vérité : des jeunes gens, allemands et espagnols étaient regroupés devant. Je les pris tout d'abord pour des touristes. Ils sont de plus en plus nombreux à découvrir notre ville. Non, en m'approchant je vis qu'ils n'étaient pas en train de photographier la jolie piétà médiévale. Ils priaient. Leur ferveur me surprit et me plut en même temps.
Je pensais aussitôt à Taizé, à ma jeunesse, aux Conciles des jeunes de mes années d'étudiants et à Frère Roger. C'est à ce moment que les larmes d'une jeune fille m'ont intrigué. L'été, des jeunes, les vacances... Pourquoi des larmes là où on attend de la joie ? Au même moment, l'un des enfants qui m'accompagnait et venait de lire le journal me dit "Papa, Frère Roger é été assassiné"...
Je n'ai pu moi non plus retenir mes larmes. Il était fatigué, il songeait à se retirer mais il était vivant, symbole pour ma génération de cette recherche de paix et d'amour. il nous a appris à chercher le visage de Dieu dans notre monde aveugle.
Il a allumé en nous ce feu dont il parlait tant et "qui ne s'éteind jamais". Il a contribué par ses écrits, ses paroles, sa prière dans laquelle nous savions être portés, à être ce que nous sommes. Ce que je suis.Si je garde à jamais le regret - mais il n'aimait pas ce mot - de n'avoir pas rejoins les frères comme Frère Robert ou Soeur Sue notamment me le suggéraient, Taizé et Frère Roger en particulier m'ont guidé dans un combat quotidien pour l'Unité des chrétiens. Il a mis mes pas sur le bon chemin et dans des moments difficiles de ma vie, sa prière, ses conseils, son soutien m'ont été d'un grand secours. Il est aujourd'hui dans la Lumière.
Allume un feu sur la terre

Frère Roger disait " Dieu donne de prier même pour ceux qui haïssent. Dieu est blessé avec l'innocent"... Ceux qui l'ont entendu, même une seule fois, ne peuvent plus oublier sa voix. Il n'est plus, mais sa pensée, son amour, la force de son enseignement demeurent. Comme Mère Teresa, comme Jean Paul II, il était un de ces témoins d'Evangile par qui souffle l'Esprit.

Journal d'un adolescent - décembre 1980

Da pacem Domine
Un impact considérable sur les jeunes"
président de la Fédération protestante de France
Qui était Frère Roger ? Qu'est-ce qui le distinguait au sein de l'église ?
Concrètement, qu'est-ce que la communauté de Taizé ? Quel en était l'esprit ?
Est-ce que son successeur désigné, Frère Aloïs, va poursuivre son projet dans le même sens ?
Frère Roger est entré dans la vie d’éternité
Au cours de la prière du soir du mardi 16 août, au milieu de la foule qui entourait la communauté dans l’Église de la Réconciliation, une femme probablement déséquilibrée a violemment frappé à coup de couteau frère Roger qui est décédé quelques instants après. « Toi, le Christ de compassion,
Les obsèques de frère Roger seront célébrées mardi 23 août à 14h.
Son corps est déposé dans l’église de Taizé chaque après-midi de 15h. à 19h., pour que tous ceux qui le veulent puissent aller se recueillir auprès de lui.
Voici huit ans, frère Roger avait désigné frère Alois pour lui succéder, après sa mort, comme responsable de la communauté. Frère Alois est entré tout de suite dans son ministère de serviteur de la communion au cœur de la communauté.







