C’est aujourd’hui Jeudi-Saint, premier jour du triduum pascal, début du grand temps qui après le Carême, nous amène vers la Pâque de Notre Seigneur. Partout dans le diocèse se célèbre ce soir à 19 heures la messe du Jeudi-Saint, moment important de recueillement et de sanctification. Pourtant - et pour la première fois depuis de nombreuses années – nous n'allons pas pouvoir assister à cette messe. Explications… Le lycée Saint-Joseph-de-Tivoli, établissement catholique d’enseignement, organise au même moment une rencontre, avec un diaporama sur le voyage fait à Strasbourg il y a quelques semaines par la classe de l’une de mes filles… Celle-ci ayant très à cœur de nous montrer des images de ce séjour, mais aussi de montrer que ses parents s’intéressent à la vie de sa classe, il est de mon devoir de me rendre à la réunion. Cependant, je suis choqué que l’administration du lycée et les enseignants organisateurs n’aient pas pris en compte le fait que la date choisie corresponde au jeudi de la Semaine Sainte.
S’il est important que nos enfants apprennent tôt le fonctionnement des institutions européennes qui vont peser sur leur avenir, s’il est important de former des femmes et des hommes en adéquation avec leur époque, il est aussi fondamental de leur inculquer, en prolongement des enseignements reçus normalement par la famille, le respect des racines chrétiennes de notre pays, de leur faire comprendre la primauté du spirituel sur le matériel. De l’être sur l’avoir. Donner à toutes les facettes de l’enseignement, dans toutes les matières, une résonnance chrétienne.
J’ai donc pris conscience ce soir que Tivoli n’était plus un établissement à vocation chrétienne, mais une structure privée comme les autres où le projet éducatif a évacué sinon dans la lettre du moins dans les faits l’impérieuse nécessité d’une vie spirituelle active, militante et exigeante. La vague présence spirituelle en pointillé ne répond pas selon moi aux exigences d’une véritable éducation chrétienne. En cela, je regrette aujourd’hui foncièrement d’avoir inscrit mes enfants dans cet établissement.
Cela ne remet pas en cause la qualité de l’enseignement que reçoivent nos enfants mais je ne puis m’empêcher de penser que cette trop grande adéquation avec un monde désincarné où les valeurs fondamentales que nous essayons de leur apprendre, sont chaque jour mises à mal, n’est pas à l’honneur du corps enseignant et de la direction d’un établissement d’inspiration et d’origine chrétienne.
Aller à Strasbourg c’est bien, replacer ce qu’on y a vu dans une perspective chrétienne, spirituelle et morale c’est mieux et cela correspondrait totalement à ce que nous, parents chrétiens, nous souhaiterions voir enseigné à nos enfants.
S’il est important que nos enfants apprennent tôt le fonctionnement des institutions européennes qui vont peser sur leur avenir, s’il est important de former des femmes et des hommes en adéquation avec leur époque, il est aussi fondamental de leur inculquer, en prolongement des enseignements reçus normalement par la famille, le respect des racines chrétiennes de notre pays, de leur faire comprendre la primauté du spirituel sur le matériel. De l’être sur l’avoir. Donner à toutes les facettes de l’enseignement, dans toutes les matières, une résonnance chrétienne.
J’ai donc pris conscience ce soir que Tivoli n’était plus un établissement à vocation chrétienne, mais une structure privée comme les autres où le projet éducatif a évacué sinon dans la lettre du moins dans les faits l’impérieuse nécessité d’une vie spirituelle active, militante et exigeante. La vague présence spirituelle en pointillé ne répond pas selon moi aux exigences d’une véritable éducation chrétienne. En cela, je regrette aujourd’hui foncièrement d’avoir inscrit mes enfants dans cet établissement.
Cela ne remet pas en cause la qualité de l’enseignement que reçoivent nos enfants mais je ne puis m’empêcher de penser que cette trop grande adéquation avec un monde désincarné où les valeurs fondamentales que nous essayons de leur apprendre, sont chaque jour mises à mal, n’est pas à l’honneur du corps enseignant et de la direction d’un établissement d’inspiration et d’origine chrétienne.
Aller à Strasbourg c’est bien, replacer ce qu’on y a vu dans une perspective chrétienne, spirituelle et morale c’est mieux et cela correspondrait totalement à ce que nous, parents chrétiens, nous souhaiterions voir enseigné à nos enfants.


6 commentaires:
Bien sûr je suis d'accord avec vous.
A l'heure d'inscrire mes enfants à Tivoli je me pose des questions.
Cependant quel est votre propre investissement dans l'établissement, son projet?
Face à ce que j'ai pu constater après prtaiquement une année scolaire, je n'ai aucunement envie de m'engager là-aussi. parce que mon discours n'est pas politiquement correct pour ceux qui dirigent cet établissement. Les discussions que j'ai pu avopir avec des professeurs oud es parents me l'a confirmé à maintes reprises. Aujourd'hui à Boredaux selon moi il reste comme établissement véritablement chrétien Grand Lebrun et Saint genès. Et encore... Tivoli n'est plus que l'ombre de ce que fut ce collège du temps où il était vraiment dirigé par des jésuites avec une détermination spirituelle engagée et dominante, active et systématique. En dépit des efforts de certains et des "enrobages" de la direction, ce n'est plus le cas aujourd'hui et vous comprendrez que je puisse le regretter. Comme mon engagement n'y pourrait rien changer car nous sommes très peu à penser de la même manière, je préfère m'abstenir.
Pour connaître de près les "pastorales" des "grands" établissements bordelais je pense qu'aucun ne propose autre chose qu'un vernis d'éducation chrétienne.
Est-ce à dire que tous se valent? Pas tout à fait si l'on se place du point de vue de la spiritualité et de la possibilité d'une croissance spirituelle.
De ce point de vue je dois dire que les établissements que vous citez, très attachés peut-être à maintenir un certain éclat au vernis, me semblent moins bien placés que Tivoli et l'Assomption.
Du moins dans ces établissements nos enfants ont encore la possibilité (surtout à l'Assomption) de rencontrer de jeunes religeux(ses), de participer à la prière des heures, à l'adoration.
Leur nombre (6 à l'Assomption, 1 "et demi" à Tivoli)peut sembler dérisoire mais n'est-ce pas justement aux parents de les soutenir, en réfutant l'argument de l'inutilité face au mos maiorum?
j'ai fait toute ma scolarité à Grand-lebrun et j'avoue que j'aurais du mal à ne pas sourire en disant que j'y ai reçu une "éducation catholique"...Une éducation tout court, d'ailleurs...
La seule vocation de ces établissements, en particulier Tivoli et Grand-Lebrun, est de nourrir les fantasmes sociaux de la petite bourgeoisie libérale et commerçante qui les remplit en masse dans l'espoir d'y partager le repas de ce qu'elle prend pour des "aigles"! Pour le reste, c'est de la décoration.
Comme vous l'avez sans doute deviné, je n'ai pas vu l'intêret d'y mettre mes gosses - ce qui est beaucoup plus courant qu'on ne le crois chez les "anciens" - et le jour où il m'est venu à l'idée qu'ils serait peut-être bon d'introduire la possibilité d'une dimension supplémentaire dans leurs existences, le mécreant que je suis s'est tout simplement adréssé à sa paroisse. ils font ça trés bien. Beaucoup mieux que ce que j'ai connu, en tous cas.
Voilà qui est bien dit par vous tous. la vie spirituelle dans un pays laïque est affaire privée. C'est dans la famille et le dimanche en paroisse que l'on rencontre la foi et que l'on se familiarise avec la spiritualité. Après, advienne que pourra. dans un monde matérialiste et vide de Dieu, nos enfants feront leurs chemins en espérant que ce soit avec Dieu à leur côté et l'Eglise comme compagne quotidienne. Tivoli, Saint Genès, Grand-Lebrun... Ils ne font qu'y passer. heureusement.
J'ai fait toute ma scolarité à Tivoli, dont je suis sorti en 1974 (je dis cela pour situer dans le temps). Je suis toujours étonné de voir les différences d'appréciation des "anciens" quant à l'éducation reçue, spécialement sur le plan religieux. Je m'explique mal cela. Serais-je une exception ? Je dois énormément à Tivoli pour ma formation humaine et spirituelle. Oui il y avait quelques professeurs "dérangés", quelques Jésuites mal dans leur vocation... so what ? Tivoli n'avait rien d'une "bulle" hors du monde. Heureusement. Je voudrais simplement dire merci à la majorité du personnel enseignant et aux quelques Jésuites qui ont su accompagné mon adolescence parfois bien pénible ! Je n'ai pas attendu d'avoir 52 ans pour m'en rendre compte. Mes 3 aînés ont eu la chance de poursuivre aussi leur scolarité à Tivoli. Autre contexte, autres problèmes, autre monde, évidemment.Et alors ? Ils sont aujourd'hui engagés, immergés chacun dans sa vocation propre, avec bonheur. Je suis bien convaincu que Tivoli avec tous ses défauts n'y est pas pour rien !.. J'ai quitté Bordeaux et j'ai encore deux enfants en âge scolaire qui fréquentent un établissement scolaire dit catholique, absolument lamentable sur presque tous les plans. Ils en changeront l'an prochain, mais comme je regrette Tivoli et ses imperfections !..
Je précise simplement, sans vouloir en tirer aucune gloire personnelle évidemment, que mes deux aînés sont engagés dans une vie religieuse au sein de la Communauté Saint Jean, mal connue et mal aimée de mes amis Jésuites... So What ? cela ne m'empêche pas de les remercier encore et encore ces Jésuites qui m'ont en partie façonné !
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